Aujourd'hui, les systèmes embarqués se retrouvent aussi bien dans l'industrie et la mobilité que dans l'environnement domestique ou hospitalier. Leurs domaines d'application sont extrêmement vastes allant de l'agriculture connectée, en passant par les moyens de transports (aéronautique, ferroviaire ou automobile) et l'industrie de la défense, les usines connectées. Les besoins en systèmes embarqués sont en forte croissance, que ce soit dans leur utilisation, leur mise en œuvre, leur maintenance ou leur conception, en particulier dans le domaine de la cybersécurité et de la gestion de l'énergie. Les défis actuels de ces nouvelles technologies sont à la croisée de l'émergence de l'intelligence artificielle et la nécessité de respecter les nouvelles contraintes environnementales.
✓La multiplication du nombre de ces domaines conjuguée à l’augmentation permanentes des performances nous offre une opportunité car les outils technologiques communs sont : l’électronique, les capteurs, le traitement du signal et les systèmes intelligents.
✓La spécialité Instrumentation de l'école d'ingénieurs Sup Galilée de l'Université Sorbonne Paris Nord (anciennement Paris 13), aussi appelée Sup Galilée, vise ainsi des ingénieurs compétents dans les domaines de la conception et de la mise en œuvre de systèmes de mesure et de contrôle pour des secteurs aussi variés que l'industrie, les transports ou les systèmes médicaux. Leurs compétences couvrent la physique des capteurs et des actionneurs, les méthodes de mesure et d'analyse, l'électronique, le traitement du signal et l'informatique industrielle. Ils peuvent aussi bien participer à la conception de systèmes de capteurs et d'actionneurs qu'à leur intégration au sein de systèmes d'acquisition, de traitement et de transmission de données, en maîtrisant l'ensemble des problématiques d'interfaçage et de commande, ainsi que le pilotage et la gestion de ces systèmes par des dispositifs programmables (microprocesseurs, microcontrôleurs, microprocesseurs, microcontrôleurs, processeurs de signal numérique). La même technologie pourrait donc être au service d’un dispositif médical ou d’une voiture. La certification repose sur la base commune de la maîtrise de l’interfaçage entre le monde physique et le monde numérique, via la conception d’architectures intégrant des capteurs, des actionneurs, des dispositifs de traitement temps réel et des interfaces de communication. Ces compétences sont déployées dans deux grands champs d’application :
✓* Les systèmes embarqués industriels : L'importance croissance des objets connectés depuis plusieurs années, impose de prendre en compte les contraintes du manque de composants et de la rationalisation de l'énergie depuis le processus de développement. Mais l'utilisation de l'intelligence artificielle semble aussi s'étendre à la périphérie du réseau, les capteurs intelligents renvoient toujours plus de données, la ville intelligente nous propose de nouveaux marchés, l'industrie 4.0 et les jumeaux numériques imposent une réflexion sur le rôle des systèmes électroniques embarqués et de la remontée des données.
✓* Les dispositifs médicaux : Bien que le problème soit le plus prégnant dans le domaine médical, les entreprises auront besoin d'ingénieurs sensibles à l'éthique de la donnée et la sécurité de l'ensemble de la chaîne. L'interface entre le monde physique (contrôle/commande, mesure, capteur) et le monde logiciel qui est de plus en plus numérique, connecté et complexe, nécessite de nouvelles compétences pour décider de l'architecture permettant de d’assurer la précision et l’intégrité de la donnée médicale. Mais il est tout aussi indispensable de former l’ingénieur à la spécificité des modes opératoires des dispositifs médicaux comme l’imagerie, les laser ou la robotique ou l'instrumentation appliquée à l'acquisition et au traitement de signaux physiologiques dans des environnements médicaux soumis à des normes réglementaires strictes.
✓Ces deux domaines partagent une base technologique commune : capteurs, traitement du signal, électronique, commande, logiciels embarqués, mais se distinguent par leurs contraintes réglementaires, leurs environnements d’usage, leurs contextes, et leurs finalités.