Les biotechnologies reposent sur la maîtrise élémentaire du vivant ou de matériel issus du vivant et du développement de procédés à des fins de synthèse industrielle de molécules ou de systèmes biologiques. Elles irriguent de nombreux domaines d’application comme la chimie fine, l’agroalimentaire, les biocarburants, les médicaments (pharma), le traitement des déchets, le plastique, etc. Ces secteurs industriels comptent d’ailleurs sur leur essor pour consolider leurs activités économiques. Le développement des biotechnologies en France doit permettre de créer de l’innovation de rupture nécessaire aux évolutions des secteurs industriels préalablement cités, en rapport étroit avec les besoins socio-économiques. On dénombre aujourd’hui plus de 800 entreprises de Biotech employant directement plus de 50 000 personnes. Ce bassin industriel français s’appuie sur un écosystème favorable, comptant une quinzaine de pôles de compétitivité dédiés au secteur Pharma/Biotech (Lyon Biopôle, Cancer Bio Santé, Végépolys Valley, Axelera, Cosmetic Valley, Alsace Biovalley, Xylofutur, Industries et Agro-Ressources, …), ainsi que sur l’excellence de la recherche académique française (INRAe, INSERM, IFREMER, Universités et pôles d’excellence…).
✓Les « biotech Pharma » sont un marché mature d’envergure, en forte croissance (+10%/an). La production biotechnologique en santé est d’ailleurs un enjeu économique mais également de souveraineté sanitaire en France. Ce marché est composé de produits (vaccins, antibiotiques, …) ainsi que de traitements faisant appel à l’ingénierie génétique. Ce secteur est porté, au travers de sociétés françaises telles que Sanofi Pasteur, Sanofi Genzymes, BioMérieux, Laboratoires SERVIER, Pierre Fabre, Merck, Novartis, LFB, Virbac, Théa...
✓Les « biotech agroalimentaire » se décomposent en plusieurs segments majeurs dont celui propre à la production d’ingrédients et de denrées alimentaires. Interviennent également dans cette sectorisation les procédés de transformation de biomasse (première transformation) ainsi que la fermentation industrielle. Le bassin industriel français est riche dans ce domaine avec des entreprises comme Danone, Roquette, Lesaffre, Avril, Lactalis, Chr. Hansen, Nestlé, Sodebo, Léa Nature, etc. qui recrutent des ingénieurs certifiés en génie biologique.
✓Composante mineure, le marché des « biotech (Bio)chimie » (hors biocarburants) est en forte croissance. Il a pour objet la transformation de biomasse pour produire notamment des tensio-actifs, plastiques biosourcés, ingrédients cosmétiques, et solvants, en utilisant des bioprocédés fermentaire ou de catalyse enzymatique. Trois segments français sont matures, à savoir les enzymes industrielles, les dérivés cellulosiques et les tensioactifs, tous faisant d’ailleurs appel au génie fermentaire. Les avancées attendues dans les « biotech (bio)chimie » concernent un changement de paradigme devant conduire à l’utilisation de procédés durables de conversion (biotech industrielle, biologie de synthèse) au lieu de procédés de chimie classique. Ce secteur emploie des ingénieurs certifiés en Génie Biologique au travers d’entreprises françaises telles que Total, Solvay, Arkema, Novasep, GreenTech, Metex, …
✓De nombreux autres secteurs sont en développement exponentiel : les bioénergies (bioéthanol, H2), l’environnement (remédiation des sols), la protection des plantes (biocontrôle) et les « Biotech Healthcare » incluant la nutraceutique, la cosmétique ou encore la parfumerie. On peut citer plusieurs grands groupes français recrutant des ingénieurs certifiés en génie biologique dans ces secteurs à fort potentiel de croissance, comme l’Oréal, Silab, Servier, Lesaffre, Chanel, Yves Rocher ou encore Pierre Fabre.
✓L'industrie des biotechnologies dans ces différents secteurs doit répondre aux nouveaux enjeux technologiques et sociétaux de demain.
✓Il est donc indispensable de développer de nouvelles technologies innovantes s'appuyant sur les progrès des outils numériques et respectueuses des contraintes réglementaires.
✓L'autre enjeu majeur est d'imaginer des procédés plus durables afin de contribuer à la transition énergétique, à l’adaptation au changement climatique et à la sécurité des personnes.
✓Les ingénieurs certifiés dans la spécialité Génie Biologique de Polytech Clermont seront en mesure d’optimiser les interfaces des disciplines scientifiques afin de développer les technologies durables basées sur la biologie pour des applications industrielles incluant des innovations dans le diagnostic, le traitement et la prévention des pathologies, la conception de nouveaux matériaux biosourcés et de nouveaux procédés à destination de l’environnement (bioénergie et bioraffinage). Ils disposeront des techniques d’identification et de modification de la matière première et/ou du biocatalyseur ainsi que les outils nécessaires à l’élaboration et à la conduite d’un procédé de production d’un produit depuis la conception jusqu’au conditionnement. Les contraintes liées aux règlementations, aux normes environnementales et à l’assurance qualité seront pilotées et optimisées.