La demande des employeurs en ingénieures et ingénieurs, capables de s’adapter à des environnements professionnels fluctuants et de traiter les défis sociétaux en utilisant des solutions scientifiques et technologiques, est en forte croissante comme le souligne le rapport sur « les métiers en 2030 » de la Dares (2023). Ainsi, parmi les quinze métiers les plus en expansion à l’horizon 2030, figurent, entre autres, les ingénieurs et cadres techniques de l’industrie et les personnels d’études et de recherche qui doivent et devront accompagner les mutations de nos sociétés. La dynamique propre de ces métiers est en effet caractérisée par une part de création d’emplois supérieure à 50 % dans les postes à pourvoir, intensifiant de fait le besoin en profils capables de mener ces évolutions au moins sur deux axes. La transformation numérique – accentuée par l’intensification du télétravail (communication collaboration, virtualisation) et l’émergence de l’intelligence artificielle (analytique, éthique, scientifique) – et la transition environnementale de nos modes de vie – actée dans la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) de la France pour lutter contre le changement climatique avec deux ambitions : atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 et réduire l’empreinte carbone de la consommation des Français, conduisent à un besoin croissant en profils possédant un haut niveau scientifique, inventifs, créatifs et entrepreneurs.
✓Ces constats rejoignent les conclusions d’une étude réalisée par TU Delft « Navigating the Landscape of Higher Engineering Education » (2021), qui sur la base d’analyses menées auprès de l'OCDE, du Forum économique mondial, du Global Engineering Deans Council, montrent un besoin croissant de profils en ingénierie qui ont certes acquis une connaissance approfondie des théories et des concepts abstraits, mais qui savent surtout comment agir sur ces connaissances dans le monde extérieur ou prendre en compte de multiples perspectives, notamment les aspects humains et les questions éthiques de l'ingénierie. L’agilité culturelle, la communication interpersonnelle, l’esprit international et les compétences interdisciplinaires et systémiques, complètent ce profil attendu d’ingénieures et ingénieurs ayant une compréhension holistique du rôle qu’ils vont jouer dans l'industrie et la société.
✓Le certificateur, MINES Paris PSL, vise à certifier des ingénieures et ingénieurs promoteurs d’un développement durable et porteur de sens, et à être des acteurs de la transformation numérique, en France et à l’international. La certification vise des ingénieures et ingénieurs généralistes de très haut niveau scientifique, capables de mettre en œuvre les méthodes de l’ingénieur
✓à savoir : analyser un système, formuler un problème, organiser une équipe, conduire des investigations, mobiliser la recherche ou l’expertise disponible, et in fine développer un raisonnement rigoureux et une preuve de concept pour tester et valider des solutions, des méthodes, des produits, des systèmes, des services en intégrant leurs composantes humaines, économiques et environnementales. Les compétences pluridisciplinaires associées aux compétences comportementales et professionnelles acquises au terme de cette certification permettent aux titulaires de concevoir et de piloter des projets innovants, ainsi que d’entreprendre au sein de de systèmes complexes dans des organisations publiques et privées allant des ETI, PME, start-up aux grands groupes multinationaux.