L’Usine du futur et l’ingénierie numérique sont les deux leviers technologiques générateurs de croissance et de productivité au service d’une société toujours plus connectée, en quête de biens de consommation de qualité, personnalisés, et qui doivent rester accessibles au plus grand nombre. Après 30 années de désindustrialisation durant lesquelles l’emploi industriel a perdu plus de 2.5M de postes, les crises récentes démontrent qu’une réappropriation de l’outil industriel est avant tout devenue un enjeu de souveraineté notamment dans les domaines de la pharmaceutique, de l’armement, de la mobilité ou des énergies. La refondation d’un secteur industriel performant est ainsi devenue un enjeu stratégique comme en témoignent les nombreux plans gouvernementaux proposés ces dernières années (Nouvelle France industrielle, France Relance, PIA4, France 2030…) Ainsi, la relocalisation des usines se concrétise, en 2021 ce sont 176 usines qui ont été créées sur le territoire national pour seulement 76 fermetures. Ce développement intègre les enjeux de soutenabilité et les contraintes environnementales qui visent une décarbonation de l’économie. Paradoxalement, le niveau de désindustrialisation atteint permet d’envisager un bond en avant technologique substantiel, tirant rapidement partie des principes fondateurs de l’industrie 4.0 : usine connectée, ubiquitaire et optimisée grâce aux réseaux industriels, aux automates programmables, au SCADA, aux IoT, aux véhicules auto-guidés, au big data, aux jumeaux numériques, aux logiciels de BI, de MSE ou d’ERP.
✓Plus récemment, la notion d’industrie 5.0 a fait son apparition. Cette dernière évolution, centrée sur l’humain, met en avant la soutenabilité environnementale, la robotique collaborative mais également l’intelligence artificielle. Ce champ encore peu développé dans le milieu industriel ouvre la voie à l’explosion de l’utilisation des dispositifs embarqués autonomes ou/et connectés dans les usines.
✓Fort d’un secteur comptant encore plus de 3.2M d’emplois et 25 0000 entreprises en 2021, l’industrie française a débuté sa révolution. En dépit d’une 16ème place mondiale pour la densité de robots industriels installés (194 pour 10 000 emplois industriels), en 2021 elle se classe au 8ème rang mondial du nombre de robots vendus, alors même que le secteur de l’automobile est en repli.
✓L’emploi industriel devrait naturellement accompagner cette mutation mais selon le Baromètre de KPMG et la Fabrique de l’Industrie sorti en Novembre 2021, 46% des entreprises industrielles peinent à numériser leur process par manque de compétences en interne. Selon le rapport de l’OPIIEC sur les Formations et compétences sur les systèmes embarqués, 50% des entreprises citent le manque d’ingénieurs comme une des raisons principales des tensions de recrutement.
✓La certification d’ingénieur en Automatique et Informatique Industrielle de l’UTT répond à ces besoins en certifiant des ingénieurs aptes à mettre en place cette transition industrielle. Elle atteste des compétences nécessaires à la conception de systèmes innovants et connectés présents dans les secteurs automobile, aérien, ferroviaire, de l’armement, des communications, et au développement de systèmes automatisés de production performants et intelligents exploités dans les industries manufacturières, pharmaceutique, de l’agro-industrie ou encore de l’énergie. En dessinant une convergence entre ces deux domaines notamment au travers des outils de l’ingénierie système, la spécialité A2I couvre ainsi un large spectre de besoins industriels, contribuant à l’optimisation des productions de masse. Elle offre à son titulaire la capacité à superviser les outils de production avec de hautes attentes en matière de qualité des biens produits et de soutenabilité de l’activité. Contribuer à la recherche et au développement des solutions d’industrialisation innovantes, qui intègrent les enjeux environnementaux et sociétaux d’aujourd’hui, fait partie des missions futures des ingénieurs en Automatique industrielle certifiés par l’UTT.