Le manager fonctionnel exerce une fonction d’encadrement d’une activité, d’une unité ou d’un projet et lorsqu’il atteint un certain degré de séniorité dans sa pratique, d’une équipe. Le plus souvent expert d’un métier (achat, SI, RH, marketing, commercial…), il pilote un département au sein d’une organisation qui peut être de moyenne (PME, ETI) ou de plus grande taille (grandes entreprises), dans le secteur privé, mais aussi parfois au sein d’organisations publiques, parapubliques et/ou associatives. En termes de positionnement dans l’échelle des responsabilités et du niveau d’encadrement, il se situe entre le top management et le management de proximité (opérationnel). Il possède ainsi un bon niveau d’autonomie et de responsabilités, devant à la fois bien comprendre les problématiques de terrain mais aussi impulser la stratégie dont il est le pilote dans son domaine et périmètre. En ce sens, son niveau de décision et d’action positionne bien le Grade/la certification délivrée à un niveau 7.
✓La place, le rôle et la posture du manager fonctionnel ont bien évolué ces dernières années. Notamment dans le contexte de la crise sanitaire, qui a contraint les organisations dans un laps de temps très court, à réorganiser totalement la relation avec leurs clients et sous-traitants, mais aussi à revoir les conditions de travail des équipes et des collaborateurs susceptibles de poursuivre leur activité intégralement en télétravail. Le management des activités et des équipes à distance a ainsi dû s’organiser pour devenir aujourd’hui – avec le télétravail
✓une posture autorisée voire statuée par des accords de branches et d’entreprises. Le manager fonctionnel doit donc désormais – au-delà du mode relationnel mixte (présentiel/distanciel) qu’il intègre avec ses équipes, et dans un climat socio-économique en mutation forte, reconsidérer ses pratiques dans un mode plus agile, plus attentif à équilibrer ressources humaines (QVT) et enjeux économiques et organisationnels.
✓Par ailleurs et plus largement, la digitalisation des pratiques professionnelles, la recherche par les organisations d’optimisations budgétaires voire d’économies d’échelle, croisées avec l’impérieuse nécessité – dans un contexte de marchés fortement concurrentiels
✓de repenser la relation avec le client, que ce dernier soit externe (expérience/satisfaction client, …) ou interne (éthique, Qualité de Vie au Travail, accueil du handicap…), poussent le/la manager fonctionnel(le) à organiser son action dans des contextes de transformation avérés. La gestion du risque, le fait d’être – avec ses équipes – confronté(e) à des situations tout autant imprévues que complexes, poussent le (la) manager fonctionnel(le) à travailler ses capacités à s’adapter (agilité managériale), à prendre et à assumer des décisions, mais aussi à convaincre ses équipes comme les parties prenantes auxquelles il est confronté dans l’exercice de son métier (argumentation, communication, négociation).