À propos de la formation
Le personnel entrant au MINARM ne dispose généralement pas de qualifications ou compétences en matière de technique en veille de cybersécurité, ou insuffisamment. Le MINARM les lui fait donc acquérir afin de répondre à son propre besoin de techniciens veilleurs en cybersécurité. L'enregistrement dans le RNCP est une reconnaissance de la qualité des certifications délivrées au personnel, et par conséquent un gage d'attractivité comme de reclassement. Dans la société civile, la certification professionnelle de "technicien veilleur de cybersécurité" constitue une aide réelle à la reconversion car le secteur est très porteur d'emplois selon les données de l'observatoire des métiers du numérique (OPIIEC) : la cybersécurité est devenue un enjeu majeur pour toutes les organisations, qu’il s’agisse des entreprises ou des institutions publiques. Sur le segment de la cybersécurité industrielle, le marché de l’emploi est souvent décrit comme tendu et pénurique.L'accroissement des besoins en recrutement n’est pas le seul facteur explicatif de cette tension. Le manque de candidatures répondant aux besoins réels des entreprises et le peu de formation en cybersécurité industrielle sont également mis en avant pour expliquer le côté pénurique du marché. Cette pénurie est telle qu’elle pousse les entreprises à renoncer à recruter et à préférer une solution en interne. Si aujourd’hui la filière emploie déjà 24 000 salariés, dans les entreprises du numérique, de l’ingénierie, des études, du conseil et de l’évènement, ce chiffre devrait bondir dans les prochaines années. À l’horizon de 3 ans, ces entreprises anticipent une croissance des effectifs en cybersécurité de 6 %, soit 1 400 créations nettes d’emplois. Une croissance qui atteint les 8 % de création nette d’emplois d’ici 5 ans.
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